Saint Hilarian 

Saint patron de la paroisse de Perse

(monastère et bourg)





décollation de St Hilarian
( Eglise d' Espalion )



St Hilarian traverse le Lot sur son manteau

( vitrail de l'église d'Espalion )







( Musée Vaylet . Espalion )




la légende dorée
D'après sa légende dorée issue de plusieurs textes dont un office liturgique de St Hilarian, le saint serait né au VIIIe siècle à Lévinhac de parents nobles. Enfant très pieux, il se tourna  rapidement vers le sacerdoce. On le présente parfois comme le confesseur de Charlemagne (par confusion avec Hilarion), parfois comme le prêtre desservant la paroisse de Perse dont la  légende ignore le caractère monacal. Objet de persécutions de la part des sarrasins, il se rendait  souvent pour dire la messe à Lévinhac par souci de sécurité et devait parfois échapper à ses ennemis en traversant la rivière. Lorsque le Lot était trop gros, il étendait son manteau  sur l'eau et  s'en servait comme d'une barque. Une croix marque l'emplacement de son lieu de traversée. Décapité par ses ennemis, il fut enterré à Lévinhac avant que ses restes  ne soient  transférés à Perse où les premiers pèlerins de Compostelle viendront se  recueillir sur ces reliques.

la réalité historique
Un martyrologue gallican du XVIIe siècle le décrit comme un missionnaire venu évangéliser les populations du Rouergue, et donc sans origine locale, un de ces missionnaires venus d'Orient sur les traces de St Martin. Cette réalité semble la plus probable. Saint Hilarian (quelque soit son véritable nom) paraît bien appartenir au mouvement érémitique qui s'est développé en Gaule au IVe siècle et possède les caractéristiques de ces ermites dont l'Eglise s'est empressée de faire des saints locaux dans un souci de maillage politico-religieux destiné à asseoir l'autorité religieuse sur des populations récemment converties.


dans les textes

Le nom de Saint Hilarian apparaît pour la première fois dans la charte de donation du monastère de Perse à Conques en 1060.

Le nom est cité sous deux orthographes différentes:

"Sancto Ylariano" et "Sancto Hylariano".
Située au bord du Lot sur la route de Combes, elle marque le lieu supposé
où le saint passait la rivière en utilisant son manteau tel une barque quand le Lot était trop gros.
Elle constituait une station lors des processions en l'honneur du saint.