le Chemin de Compostelle 2

Lorsqu'1060 Conques reçoit Perse en donation, le pèlerinage de Compostelle, avec un siècle à peine d'existence, est en plein essor. Le monastère des bords du Lot reçoit les pèlerins venus se recueillir sur les reliques de saint Hilarian et tout porte à croire que le principal souci de Conques va être de développer ce relais sur la Via Podensis

la Route de Conques
Un détail ne peut manquer d'attirer l'attention du visiteur un peu observateur: il n'existe rien dans l'iconographie sculptée de Perse, ni à l'intérieur ni à l'extérieur, qui puisse faire penser que l'église se trouve sur l'un des chemins de Compostelle. Pas la moindre coquille. Aucun des chapiteaux n'a de rapport avec le pèlerinage, aucun modillon non plus. Ste Foy est également absente. Les pèlerins la considère comme faisant partie du Chemin uniquement parce qu'elle se trouve sur leur route. Est-il concevable que Conques ait délibérément écarté Perse de la route des pèlerins? Mais dans ce cas pourquoi avoir reconstruit ce monastère et de manière aussi curieuse? Sur quelles motivations?
Saint Jacques

Contrairement aux statues et sculptures représentant habituellement l'apôtre de l'Espagne, la sculpture figurant parmi les apôtres entourant la Vierge sur le tympan, et portant le nom de IACOBUS sur le parchemin qu'elle tient déroulé, ne possède aucun des attributs (coquille, Livre, bourdon, chapeau, besace et gourde) de St Jacques de Compostelle.


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