Architecture 2

Chapelle de Perse

 

relevé d'Henri Laffilée
architecte en chef des Monuments Historiques
(1900)
Plan
 
 
 
le sarcophage

La reconstruction de Perse débute par la réalisation d'un véritable sarcophage de grès de plus de 4 m de haut au niveau du chevet. Côté nord, le bâtiment est positionné si près du bord de l'escarpement rocheux que les constructeurs ont du enduire la roche d'une couche de ciment gréseux pour accrocher solidement les pierres d'assise. De plus ce soubassement n'est pas un simple mur, mais un ouvrage très travaillé avec pilastres et colonnes engagées. Ce sarcophage ne peut avoir d'autre fonction que d'enfermer les restes du monastère primitif, des vestiges dont on ne peut que constater à quel point ils semblaient précieux pour Conques. Il eut été en effet cent fois moins onéreux de placer l'église plus loin ou de raser carrément l'existant, comme cela s'est fait très souvent. On peut donc légitimement se demander en quoi les restes de ce vieux monastère ruiné présentaient un tel intérêt pour les bénédictins de la célèbre abbaye ? La réponse est certainement dans les entrailles de Perse.

Mais quelle est l'importance de ce sarcophage?

 

 

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le plan général

croix latine ou croix grecque ?

L'implantation de l'église est sans doute tributaire des vestiges du monastère d'origine sur lesquels elle a été édifiée et dont il est impossible de se faire une idée exacte faute d'archives.

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le portail
En 1905 Henri Laffillée, architecte en chef des Monuments Historiques, élabore un projet de restauration de la chapelle de Perse. Il projette notamment la réfection des 6 colonnes entourant le portail qui,"selon lui", devaient exister primitivement, mais qui étaient absentes au début du XXe siècle comme le montre une photo.
Ces colonnes ne semblent pas indispensables à l'équilibre de l'ensemble, mais leur absence nuit à l'harmonie du portail.
dessin Henri Laffillée
les arcs de décharge
Le visiteur qui pénètre au premier étage est surpris par la présence, au-dessus des transepts nord et sud, de 2 fortes voûtes faisant inévitablement penser à des arcs de décharge. Mis en relation avec les arcs de renforcement des voûtes d'arêtes du plafond des transepts, ils semblent attester non seulement de l'utilisation régulière de ces étages par les moines, mais également de l'existence possible d'un troisième niveau.
Les relevés du XIXe montrent la présence de ces arcs au-dessus des transepts nord et sud

Position très curieuse de la partie visible de l'arc, déjà relevée comme telle au XIXe, qui repose, non sur le pilier placé au-dessous, mais sur l'arc qui relie les 2 piliers.

Cette position peut laisser supposer que la largeur du mur de la voûte de cet arc, que le bouchage ne permet pas d'apprécier, va jusqu'à la nef, induisant la possible présence d'une sorte de triforium ou de loges dans la construction d'origine.

Renforcement des croisées d'arêtes des transepts par de forts arcs de soutien de section carrée, positionnés postérieurement à la construction, sans doute à la suite d'un effondrement du plafond.

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le choeur (détails)

le lavabo

une gargouille extérieure marque sur le chevet la canalisation de sortie du lavabo situé à gauche de l'autel.

 

les Structures funéraires

Faux enfeu

La niche gothique identifiée comme étant un enfeu et située à droite du portail n'en est sans doute pas un. Un enfeu est une structure située dans un mur et le seul qui existe à Perse se trouve dans la chapelle gothique ouest au fond de l'église. Cet enfeu extérieur paraît donc avoir été ajouté lors des modifications gothiques. La question qui se pose est de savoir à quoi servait la structure initiale. Pourrait-il s'agir d'un puits d'aération pour la partie souterraine ?

coupe et plan

plan

 

 

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