Environs d' Espalion

Carte des sites

Comment les trouver?
  
Abbaye de Bonneval
En 1144 Guillaume de Calmont, évêque de Cahors, met à la disposition de l'évêque de Rodez une terre à Pussac pour y installer une communauté de moines. Les cisterciens venus de Mazan en Ardèche préférèrent un lieu plus sauvage et solitaire dans les gorges de la Boralde pour construire leur monastère.

L'abbaye devint l'un des points de passage des jacquets qui y faisaient étape. Elle fut, avec le Temple d'Espalion et l'Hôpital d'Aubrac, l'un des grands acteurs économiques de la région, possédant notamment le domaine des Galinières. Sur la petite route qui mène à l'abbaye on peut voir une de ses granges fortifiées: la tour de Masse.

Bonneval eut à souffrir de la Guerre de Cent Ans, mais ce fut la Révolution qui la ruina. Elle fut pillée, les moines dispersés et les terres vendues. A l'abandon, elle tomba en ruine, envahie par la végétation.

l'archange Michel
St Bernard

Le grand mouvement d'expansion du XIXe siècle toucha Bonneval où en 1875 les trappistines de Maubec entreprirent sa reconstruction avec l'appui du cardinal Bourret. En 1878 les moniales installèrent une chocolaterie dont elles vendent aujourd'hui les produits aux visiteurs.

Pour toute information sur cette abbaye
Voir son site
Notre-Dame de Bonneval
Chapelle de Carnéjac

La date de sa fondation est inconnue. Elle a été édifiée sur le chemin qui reliait le monastère et le bourg de Perse à la voie romaine.

L'édifice actuel, sous le vocable de St Jean-Baptiste comme l'église paroissiale, a été reconstruit en 1661 à une vingtaine de mètres de son emplacement primitif.

Les 2 chapiteaux historiés sont semblables à ceux de Perse, ayant sans doute été exécutés par les mêmes compagnons

Coulée de Lave de Roquelaure

Appelés improprement 'coulées de lave", ces éboulis sont constitués de roches volcaniques provenant de l'effondrement des appareils basaltiques fracturés par l'érosion. Ces éboulis, présents sous le dyke de Roquelaure, se retrouvent également sous les necks de Calmont et de Vermus, des cheminées de sortie de lave solidifiées.

le clapas de Calmont

ces éboulis s'étendent sous le côté nord du château, mais existent également du côté sud.

Eglise St Pierre de Bessuéjouls

Eglise composée de 2 parties distinctes: un clocher-porche préroman et un bâtiment du XVIe siècle. Le clocher-porche comporte dans sa partie supérieure une chapelle consacrée à St Michel avec un autel sculpté et des châpiteaux historiés.
L' inscription de consécration mentionne les calendes de juin, mais l'année manque.
"KL IUNI DEDICACIO ISTIUS (MODI) LOCI ECCLE (SIAM)"
( Aux calendes de juin consécration de ce lieu comme église)
Cette inscription semble indiquer que la fonction de chapelle haute n'était sans doute pas l'utilisation première de cette salle.
l'autel de la chapelle haute
les châpiteaux historiés
sirène à queue bifide entre centaures
(châpiteau reproduit dans l'abside de Conques)

les modillons

Flaujac
Le village de Flaujac est mentionné pour la première fois en 1162.
En 1442 le seigneur de Calmont autorise les habitants à construire une enceinte fortifiée pour leur servir de refuge ainsi qu'à ceux de Saulieux et de Tramons. L'ouvrage, dont les vestiges constituent encore aujourd'hui un ensemble remarquable, est mis en valeur par l' Association de Sauvegarde du Fort de Flaujac avec un petit musée présentant une superbe maquette du fort.
Pour toute information sur ce village
Voir le site de Bernard Doulet

 

 
entrée du fort
Lévinhac
Occupé depuis l'époque gallo-romaine, le site de Lévinhac abrita une église-hôpital pour les pèlerins de Compostelle. Elle était entourée d'un cimetière où des fouilles effectuées au XVIIIe siècle mirent à jour des tombes contenant des restes de jacquaires avec leur coquille.
L'église se composait d'un choeur à partir duquel un étroit passage rejoignait le portail. Le passage était constitué de 2 murs le long desquels étaient aménagés des cellules pour les malades sur 2 niveaux. Côté sud les cellules donnaient sur une galerie d'arcades avec vue sur le Lot.
Au milieu du XIXe siècle le sénateur Casimir Mayran achète le site et fait démolir l'église pour construire une villa, appelée aujourd'ui " château de Lévihnac", ne conservant que le portail roman qu'il fait orienter au nord pour former le point d'arrivée de l'allée qui mène au château.
Sarcophages de Costevieille
On trouve au-dessus de Costevieille, à proximité du GR 65, des sarcophages, au nombre de 5, creusés dans la roche. Ils pourraient indiquer l'existence d'une petite société cénobitique composée de quelques ermites. Le quartier porte sur le cadastre le nom de "Temple" sans que l'on en connaisse l'origine.
le n° 1 est le mieux conservé.
dimensions
longueur: 1m 80, largeur: 0m 36 à 0m 51,
profondeur: 0m 40, orientation: Est-Ouest
le n°2 a le côté gauche cassé
le n°3 est le plus petit (1m 74)

n° 4

les n° 4 et 5: les jumeaux

Ils se trouvent côte à côte en bordure du GR 65 dans sa partie goudronnée, alors que les 3 autres sont dans le champ voisin. Ce sont les plus longs (1m 95)
n° 5
la Vierge de Vermus
Le neck volcanique de Vermus porte une Vierge dûe au ciseau du sculpteur aveyronnais Louis Castanié. Les mains de la statue ont été cassées.
Lors de son installation, espalionnais et st cômois voulaient qu'elle soit tourné vers leur commune. On résolut le problème en arrêtant son regard à mi-chemin, fixé sur l'Aubrac et la boralde qui sépare les 2 communes.
Une des mains est conservée au musée Vaylet

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